Complètement accro

4 June 2008

J’ai commencé le visionnement de la première saison l’été dernier. J’aimais bien. J’ai arrêté après dix épisodes, me disant que j’attendrais d’acheter le coffret DVD avant de poursuivre. Coffret que j’ai acheté en septembre dernier. Je ne m’y suis pas mis de façon sérieuse avant janvier, pour une raison que j’ignore. Quatre semaines plus tard, je terminais la première saison et j’anticipais de commencer la deuxième. J’ai donc demandé le second coffret en cadeau pour mon anniversaire. Entretemps, j’étais assez occupé par le boulot. Je n’ai donc pas pu commencer avant le début du mois de mai. Une semaine et demie plus tard, c’était terminé. Un collègue (à qui j’avais prêté les deux premières saisons) a partagé le coût d’achat du troisième coffret avec moi (alors que je commençais le deuxième). J’ai fini la troisième et commencé la quatrième aujourd’hui.

De quelle série suis-je en train de parler? Lost. Ou Perdus, en version française (diffusée sur les ondes de Radio-Canada). Le rythme rapide avec lequel je les regarde est un peu beaucoup influencé par mes collègues, qui regrettent le fait que, puisque je ne suis pas “à jour”, ils ne peuvent pas vraiment en parler au bureau. Si tout va comme prévu, vendredi matin, je serai rendu au même point que tout le monde.

Que dire de cette série qui n’a pas encore été dit? Je pense bien que tout a déjà été dit. Suffit de consulter le site en anglais Lostpedia. Seule chose inquiétante : le mystère se poursuit d’épisode en épisode, sans jamais rien résoudre. J’ose espérer que les auteurs de la série (qui devrait finir après la septième saison, je crois, sans certitude) sauront en faire quelque chose…

Découverte musicale

30 April 2008

Si vous cherchez quelque chose de nouveau à mettre dans votre iPod, allez faire un tour sur le site de Brad Sucks! J’ai entendu une chanson par hasard cette semaine dans un podcast (”Making me Nervous”) et, comme j’ai apprécié, je suis allé chercher le reste de l’album.

Je sais que ça va paraître étrange, mais vous pouvez télécharger l’album au complet sur le site de l’artiste, et ce gratuitement. Vous avez bien lu!

J’aime particulièrement sa chanson “Overreacting”…

Angoisse

25 April 2008

Ça ne m’arrive pas trop souvent, mais j’angoisse depuis une semaine. J’ai le goût de me remettre au dessin, mais on dirait que mon cahier m’effraie. Je ne l’ai pas fait depuis longtemps, et j’ai peur de produire quelque chose de très mauvais. Ce qui sera probablement le cas. Et j’aime pas.

Ceux qui me lisent ont peut-être remarqué quelques erreurs d’orthographe, de grammaire ou autres dans les derniers articles. J’écris mes articles le soir, habituellement, après une journée souvent bien remplie. Et je commets la faute ultime : je ne les relis pas avant d’appuyer sur le bouton “Publier”. Pas une bonne idée, je sais. J’ose espérer que mes lecteurs réguliers (s’il y en a) ne m’en voudront pas trop.

C’est reparti

20 April 2008

Après une courte fin de semaine de permission, je repars pour un autre séjour de trois autres semaines aux États-Unis demain. Probablement le dernier, du moins je l’espère. Par la suite, je serai une semaine chez-moi et une semaine au Wisconsin.

Je compte profiter du fait d’être à l’hôtel pour profiter de la salle de conditionnement physique. Disons qu’un peu d’exercice ne me fera pas de tort, en plus de me changer les idées. Car à force de baigner dans l’informatique du matin au soir, cela fait du bien de changer d’univers de temps en temps.

Je n’ai pas encore poursuivi l’écriture de mon roman. Par contre, j’ai comme une sensation de manque… C’est probablement la raison pour laquelle j’ai mis mon blog à jour deux fois depuis la semaine dernière : j’ai besoin d’aligner des mots. J’aimerais également me remettre au dessin. J’amène mon matériel, comme d’habitude, dans mon voyage. Espérons qu’il servira cette fois!

J’en parle et j’y pense depuis quelques semaines déjà : j’ai fait l’acquisition d’une XBox 360 ce vendredi, avec le jeu Lost Odyssey. Les graphiques sont époustouflants (pour moi du moins), même si le jeu reste un peu du déjà-vu (ce dont je ne me plains pas, j’adore les jeux de rôle dans le même genre). Je pensais amener la console avec moi en voyage, mais finalement je vais la laisser à la maison : trop lourde, trop grosse et j’essaie de réduire la quantité de bagage que je traîne. De toute façon, je peux jouer à Grand Theft Auto San Andeas pour m’occuper durant les quelques minutes de temps libre que je réussis à avoir ici et là. (Bon d’accord, j’exagère, disons les deux ou trois heures de temps libre quotidien que j’ai).

Une chose que j’aimerais bien changer : mon portable de travail! Il s’agit d’un monstre lourd et gros. Si je pouvais avoir quelque chose d’une taille semblable à celle de mon iBook G4 (que j’utilise pour écrire ce message), je serais satisfait. Je vais aller quelques minutes au bureau demain matin pour voir ma patronne, je lui en ferai part.

J’aimerais trouver un nouvel hébergeur pour mon site. Le problème avec celui que j’ai présentement est que si une page contient certains mots (principalement reliés à l’activité pratiquée par un couple dans une chambre à coucher), la page est bloquée. D’accord, ce ne sont pas des mots que j’utilise de façon régulière, mais quand même. C’est ce qui m’empêche de réactiver les commentaires, par exemple. J’aimerais bien que les deux ou trois personnes qui lisent ce blog puissent réagir, mais je suis incapable d’aller configurer le “plug-in” qui me permettrait de limiter le “spam”, donc je dois laisser les commentaires désactivés.

J’aimerais bien une semaine de congé, aussi. Je vais voir si je peux négocier pour en avoir une en mai… Une semaine assis dehors, sur le patio, avec une pile de BD à côté de moi me semble une rêve assez irréaliste. Surtout que, me connaissant, je le passerais sur l’ordinateur à essayer de maîtriser Ruby on Rails. Ou à me monter une machine Linux. Ou à essayer de créer un thème potable pour mon blog. Ou à jouer à un jeu vidéo quelconque. Mmmh… perspectives intéressantes…

Premiers jours

17 April 2008

Comme plusieurs choses me tournent à l’esprit ce soir et m’empêchent de dormir, autant en faire profiter les quelques personnes qui lisent mes péripéties…

J’ai commencé ma nouvelle assignation il y a déjà trois jours. Je trouve que je n’avance pas assez vite, mais le sénior m’assure que j’avance plus vite que je le devrais, considérant que je n’ai pas touché à SAP depuis un an. Jusqu’à maintenant, j’adore! Autre avantage : après une période d’acclimatation, je devrais pouvoir être chez-moi une semaine sur deux…

Depuis quelques jours, je pense de temps à autre à faire une liste des choses que j’aimerais faire pour les années qu’il me restent à vivre. Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de me suicider ou quoi que ce soit du genre. Je fais juste penser à ce que j’aimerais accomplir dans les cinquante années (environ) qu’il me reste à passer dans ce monde pourri : publier un roman, apprendre le japonais et l’allemand, avoir une maison, visiter l’Europe, l’Asie, l’Afrique, me rendre à Machu Picchu (juste regarder cette photo me donne envie d’aller m’acheter des billets d’avion illico), voir tous les films de Truffaut, ce genre de choses. Une liste que je pourrais regarder les jours d’ennui, qui me motiverait à faire des choses susceptibles de me faire avancer dans mon chemin de vie au lieu de rester assis dans un fauteuil devant la télé…

Une chose qui me hante présentement : l’écriture. Ou plutôt un outil pour la faciliter. Un logiciel qui comprendrait un gestionnaire de projet, qui pourrait me dire à quel point j’en suis, combien de mots écrits, me permettrait de conserver les plans, avec une base de données des personnages et des lieux que je mentionne, un glossaire des termes inventés (j’en ai beaucoup dans la fantasy, et contrairement à un roman que j’ai commencé à lire dans le passé, il ne servent pas à mettre un nouveau nom sur un objet qui existe déjà), qui conserve les versions antérieurs des documents quand vient le temps de réviser le tout… Je sais, ça reste de l’onanisme cérébral. Je suppose que j’aime bien réinventer la roue… Après tout, en y réfléchissant, un wiki ferait probablement l’affaire. Mais comme j’aime bien apprendre de nouvelles choses, la création d’un tel logiciel serait une bonne occasion de parfaire mes connaissances. J’ai commencé à regarder le framework Ruby on Rails dernièrement, et cette petite application serait une bonne expérimentation… Étant un peu extrême parfois, j’aimerais développer la chose sur Linux, histoire d’améliorer mes connaissances de ce système d’exploitation…

Par extension, cette application pourrait devenir une sorte de planificateur de vie : buts, calendrier, activités, blog personnel, inventaires… Oui, je sais, je sonne un peu obsessif-compulsif. Probablement parce que j’ai des tendances… Idéalement, il s’agirait d’une application qui s’exécute dans un navigateur Web, qui utilise une base de données et qui peut être synchronisée sur plusieurs ordinateurs…

Je poursuis ma lecture de la série La Tour sombre de Stephen King. J’en suis toujours au volume quatre. J’en ai lu à peu près la moitié. Un peu moins intéressant que le volume précédent, probablement parce que j’ai lu la série The Gunslinger Born en BD l’an dernier, qui reprend l’essentiel de ce volume. Ça n’en demeure pas moins une excellente lecture. Quand ce sera terminé, je pense lire Black, de Paul Ohl, qui dort dans ma bibliothèque depuis trop longtemps, pour ensuite me plonger dans la lecture du volume cinq, intitulé Wolves of the Calla.

Je suis temporairement en pause d’écriture. J’ai terminé la deuxième partie samedi dernier. Lorsque je me suis assis dimanche pour commencer la troisième, j’ai décidé de prendre un temps d’arrêt, histoire de déterminer la direction que je veux donner à mon histoire.

Je passe un peu de temps à jouer à Grand Theft Auto San Andreas. Un peu décousu comme jeu (le nombre de choses à faire est assez époustouflant, passant de courses automobiles à l’attaque d’une base militaire, du vélo de montagne au parachutisme, de l’ambulancier au gestionnaire d’une agence d’escorte…), mais très agréable néanmoins, j’ai pour une fois l’occasion d’être le méchant garçon! La cote dit que le jeu s’adresse à un public “Mature”, et c’est parfaitement justifié : on y retrouve une forte utilisation du mot en “F” et du mot en “S” et c’est très violent. Beaucoup de missions du jeu nécessitent de tuer une ou plusieurs personnes dans le but d’accroître l’influence du personnage principal dans le monde du crime organisé… Ceci dit, c’est très bien pour se défouler (chose dont j’ai moins besoin depuis que je suis parti du Mississippi, curieusement) et le jeu conserve un grand sens de l’humour (aussi invraisemblable que ça puisse paraître).

Je pense que j’ai bu trop de thé glacé ce soir, je n’ai vraiment pas envie de me coucher…

Recommencement

12 April 2008

Le monde de la consultation, c’est un éternel recommencement. Imaginez changer d’emploi tous les six mois, et vous serez très près de la réalité. Mais j’avoue y trouver de plus en plus d’intérêts. Je pense que chaque projet ou contrat a ses défis.

Je m’envolerai demain pour la ville de Milwaukee, dans le Wisconsin (on y produit la bière du même nom, de même que les motos Harley-Davidson, apparemment). Je ne sais pas à quoi m’attendre. Je suppose que je le découvrirai en arrivant. Tout ce que j’ai, c’est la route pour me rendre à mon hôtel.

Alors que je travaillais sur mon roman tout à l’heure, j’ai remarqué un curieux parallèle : alors que je m’apprête à m’envoler vers l’inconnu, mes personnages principaux s’apprêtent à naviguer vers l’inconnu. Cela n’avait rien de prémédité. J’hésite à mettre ça sur le compte de mon subconscient qui travaille à mon insu ou sur une coïncidence…

Frustrations

9 April 2008

Alors que je vis les derniers jours de mon dernier passage au Mississippi, les frustrations s’accumulent. Une frustration en particulier.

Depuis le mois de septembre (!), je travaille sur une section du logiciel des ventes qui, à mon humble avis, aurait dû être présente depuis le début : les frais de transports. En apparence, ça semble banal, mais je peux vous assurer que ça ne l’est pas. Il y a la destination, le moyen de transport, le transporteur, les taux qui peuvent être négociés en fonction du client, la surcharge du carburant qui change régulièrement… Fin octobre, j’avais terminé la première version. Deuxième rencontre avec le responsable du département de l’expédition (un gars vraiment étrange, pour qui chaque broutille prend des proportions de catastrophe nationale), qui en vient à la conclusion, en voyant mes trucs, que c’était insuffisant. Je prends en note les modifications à apporter, je les complète. Je dois attendre jusqu’en décembre (monsieur étant très occupé) pour une nouvelle discussion, au cours de laquelle d’autres éléments sont ajoutés. Nouvelle version fin janvier, nouveaux ajustements. Nouvelle rencontre il y a deux semaines, nouveaux ajouts. Alors que tout semblait correct, que j’étais sur le point de tout mettre en production, je reçois un courriel plus tôt aujourd’hui (en fin de journée) d’une personne qui travaille avec le gars en question qui dit qu’il manque encore des trucs. Bref, je me retrouve chez-moi à minuit, incapable de dormir à cause de ma mauvaise humeur.

La nouvelle de mon départ a été rendue publique à la fin de la semaine dernière. Ça n’a été une surprise pour personne. Si un nouveau contrat ne s’était pas présenté, je pense sincèrement que je me serais retrouvé au bord de la démission. Pas à cause des gens avec qui je travaille. Au contraire. Je pense que ce sont (pour la plupart du moins) des gens extraordinaires. Mais bien à cause de l’application que je dois déboguer. J’ai l’impression de travailler sur un produit qui était loin d’être terminé. Des sections (comme les frais de transport ou la possibilité qu’un client ait plusieurs divisions et que plusieurs personnes différentes à l’intérieur de l’entreprise puissent recevoir des factures) manquent carrément à l’appel. Les bugs sont nombreux, les fuites de mémoire encore plus. Les processus ont été réfléchis à moitié, plusieurs fonctions n’ont pas leur place (la possibilité de supprimer une commande, par exemple, que j’ai suggéré d’enlever il y a deux mois), d’autres sont absentes.

Depuis quelques mois, nous sommes également aux prises avec des problèmes au niveau de la base de données. Le problème : le moulin d’acier n’emploie aucun administrateur de base de données. (Une base de données, c’est un peu comme une voiture : si ce n’est pas entretenu, les problèmes surviennent et rien ne s’améliore avec le temps. Ne me demandez pas pourquoi, mais c’est comme ça.)

Tout ça pour dire que, après mûre réflexion, mon départ est une bonne chose. J’ignore comment les choses se dérouleront dans le prochain projet, mais je garde l’espoir que ça peut difficilement être pire.

Heureusement, j’ai commencé une partie de Grand Theft Auto San Andreas, et je m’aperçois que d’être le méchant peut avoir des effets satisfaisants.

Encore en retard

26 March 2008

Une fois de plus, j’ai pris mon temps avant de mettre ce blog à jour. J’ose espérer que mes fidèles lecteurs ne m’en tiendront pas rigueur.

Les choses bougent à un rythme un peu plus rapide que je le voudrais ces jours-ci. Si la situation au moulin d’acier du Mississippi commence lentement à se stabiliser (même s’il y a encore des jours plus stressant que d’autres, hier en était un bon exemple), la pression n’a pas disparu. Plusieurs améliorations sur lesquelles je travaille depuis un bout de temps sont devenues des priorités, pour la simple raison que… d’ici deux semaines, cet endroit ne sera plus qu’un souvenir!

Une nouvelle opportunité d’affaire est survenue il y a quelques semaines, et mon employeur a jugé qu’il serait préférable que je travaille sur ce nouveau projet plutôt que de continuer sur l’ancien. Je suis assez d’accord avec eux, même si quitter le projet actuel ne me satisfait pas autant que je l’espérais. Et ce pour une raison très simple : ils auront de la difficulté à me remplacer.

N’allez pas penser que je me croie irremplaçable. Loin de là. Le problème vient de la brève échéance. Trouver quelqu’un pour me remplacer dans un intervalle aussi court sera difficile, et en plus former cette nouvelle personne pour qu’elle soit fonctionnelle prendra encore plus de temps. Ce qui risque fort de laisser le moulin d’acier dans la merde. Cette situation n’est ni à leur avantage ni à l’avantage de mon employeur. Je me console en me disant que ce n’est pas moi qui ai pris la décision.

Si tout va comme prévu, le nouveau projet débutera pour moi le 14 avril. Il se passe au Wisconsin, toujours aux États-Unis. Cependant, après quelques semaines passées là-bas, la majorité du développement pourra être fait à distance. Gros avantage, ça me fera étrange de passer plus d’un mois à la maison…

Après mon retour de Cuba, j’ai lu quelques trucs intéressants :

  • L’évangile selon Pilate, d’Eric-Emmanuel Schmitt, une très intéressante réflexion sur la vie de Jésus et la naissance de la foi chrétienne. Et je peux confirmer que, même pour un athée comme moi, le résultat est fort intéressant.
  • The League of Extraordinary Gentlemen II, d’Alan Moore et Kevin O’Neil, aussi abracadabrant et inventif que le premier, cette fois reprenant la trame de La Guerre des mondes de H. G. Wells.
  • The Chronicles of Narnia, volumes 5 (The Voyage of the Dawn Treader) et 6 (The Silver Chair), de C. S. Lewis, qui poursuivent l’exploration du monde de Narnia. Je vais dire une énormité : ces romans ne m’emballent pas. Ce sont des classiques de la fantasy, mais clairement écrits pour des enfants, ce qui à la longue finit par me déranger. Intéressant, sans plus.
  • The Dark Tower III : The Waste Lands, la suite de ce voyage étrange sorti de l’imagination troublée de Stephen King. On dirait un mélange entre les films de Sergio Leone et la livres de Tolkien. Pas mauvais. Vivement que je commence le volume IV, qui m’attend patiemment sur la table de chevet (et que je commencerai dès que j’aurai terminé le dernier volume des Chroniques de Narnia).

En plus des quatre derniers volumes de The Dark Tower, ma pile «À lire» contient également Heaven’s Net is Wide (dernier volume de la série Tales of the Otori de Lian Harn) et The Pillars of the Earth de Ken Follet. J’en ai donc suffisamment jusqu’à l’été. Après cela, je pense qu’il sera temps pour moi de revenir à la lecture en français. Peut-être avec la trilogue Le Sable et l’Acier de Francine Pelletier ou Black de Paul Ohl, qui dorment dans ma bibliothèque depuis si longtemps…

L’écriture de mon roman se poursuit toujours à un rythme soutenu d’environ 400 mots par jour les jours de semaine (je passerai bientôt à 500 par jour lorsque je changerai de cahier) et le double durant les week-ends. Le roman est, de loin, le plus long que j’aie écrit jusqu’à maintenant (il dépasse allègrement les 50000 mots et je suis loin d’avoir terminé). Je suis absolument incapable d’estimer une date de fin de rédaction du premier jet. Chose certaine, c’est fort probablement la dernière fois que je rédige un roman à la main. L’idée de devoir tout dactylographier (et relire mes pattes de mouche) me terrifie.

Enfin!

27 February 2008

Je suis au Mississippi depuis six mois. Je travaille sur le terrain d’un moulin fabriquant des rouleaux d’acier à partir de déchets métalliques. Et pourtant, je n’avais jamais mis les pieds à l’intérieur de l’usine proprement dite. Jusqu’à ce soir du moins.

Depuis mon arrivée, tout le monde me disait : «Cette semaine, on va t’emmener dans l’usine!» Finalement, cela n’arrivait jamais. Hier, alors que je discutais avec un autre consultant externe (qui lui travaille plus sur les applications proches de la production), je lui ai mentionné que j’étais excessivement curieux d’aller à l’intérieur de l’usine pour voir comment on produisait l’acier. Il m’a dit : «Viens me rejoindre en fin de journée demain, on ira faire un tour» (Tout cela dit en un anglais fortement teinté d’accent allemand). Après moult déceptions, j’avoue que j’y croyais seulement à moitié. Eh bien, j’ai eu tort! Je suis allé le rejoindre à la fin de la journée et nous sommes allés. En tout, il a fallu deux heures et demie pour faire le tour. Le plus impressionnant est au début de la chaîne, ce qu’ils appellent en anglais le «hot mill» (traduction littérale : «moulin chaud»). C’est là que le vieux métal est mis dans une sorte d’énorme récipient pour être ensuite chauffé et fondu. Il y a quelque chose de très fascinant à voir du métal liquide (donc rouge) couler avec des éclaboussures. (Pour ceux qui ont vu Harry Potter et l’Ordre du Phénix, ça ressemble assez à la rencontre entre les rayons des baguettes de Voldemort et de Dumbledore à la fin du film).

Le métal est ensuite transporté dans un contenant ressemblant à un pot à fleur (pouvant supporter, si j’ai bien compris, soixante-dix tonnes impériales (140 000 lbs) de métal en fusion) pour être ensuite coulé en “slabs”, des morceaux d’acier de deux ou trois pouces de haut de forme rectangulaire. Ces morceaux passent ensuite dans une très longue chaîne de fournaises (après avoir été un peu refroidis), pour être ensuite aplatis par des presses successives pour obtenir l’épaisseur requise par les clients. À la fin du «hot mill» se trouve le «coiler», qui prend la longue feuille d’acier et en fait un rouleau. Le rouleau est ensuite transporté à l’extérieur pour deux jours de refroidissement, nécessaires pour les traitements qui peuvent (ou non) subvenir par la suite, selon les besoins des clients (qu’il s’agisse de la «pickling line», pour y subir un bain d’acide et peut-être aussi être couverts avec de l’huile, ou du «cold mill», pour être étirés, ou encore…)

Évidemment, je n’ai pas tout retenu (mon guide connaissait bien le procédé, il travaille dans l’acier depuis 16 ans), mais j’avoue avoir trouvé ma visite excessivement intéressante!

Varia

26 February 2008

Quelques anciennes collègues m’ont récemment écrit pour me souhaiter un joyeux anniversaire. Par le fait même, elles m’ont informé que mon blog n’était plus disponible. Sur le coup, j’ai mis ça sur le compte de AwardSpace, me disant que mon hébergeur était encore sur le dos. Après vérification, je me suis aperçu que je me trompais : c’est mon nom de domaine qui était expiré depuis le 9 février. Zut. Comme vous pouvez cependant le constater, le problème est réglé.

Je suis toujours pris dans le fin fond du Mississippi. Heureusement pour moi, les heures de travail se sont considérablement réduites : au lieu de 50, je dépasse rarement 40. Par choix. Parce que si je voulais, je pourrais travailler facilement jusqu’à six ou sept heures tous les soirs. Mais depuis janvier, je pars à cinq heures. Le gestionnaire de l’informatique me fait parfois des gros yeux, mais c’est plus en blague qu’autre chose. Il faut dire aussi que les choses se sont tout de même calmées par rapport à ce qu’elles étaient en octobre ou novembre. Une chose que j’aimerais obtenir est de réduire le séjour à deux semaines au lieu de trois. La troisième semaine finit par être longue… (Je suis en plein dedans. Et j’ai très hâte à samedi.) Il faut dire que je n’ai pas mis les pieds dans mon appartement depuis le début janvier, car entre mes deux derniers séjours aux USA, je suis allé à Cuba.

J’avais toujours dit que je n’étais pas intéressé par le sud. Chose certaine, je ne remettrai pas les pieds à Cayo Largo! Pas que je n’ai pas passé une belle semaine. Elle m’a fait le plus grand bien. Mais, après sept jours, j’avais hâte de repartir, pour la simple raison qu’à part la plage et la piscine, il n’y a rien. Bref, j’ai passé une semaine assis (si possible à l’ombre) à lire. J’ai lu cinq livres en sept jours! Je vais les lister à la fin de ce message, pour ceux que ça intéresse.

Un des aspects positifs de ces voyages : je découvre plusieurs séries de bande dessinée américaines très intéressantes. Parmi ces dernières, je citerai The League of Extraordinary Gentlemen, de Alan Moore et Kevin O’Neil, dont les deux volumes mêlent adroitement divers personnages de la littérature classique, tels le professeur Moriarty (ennemi juré du Sherlock Holmes de Conan Doyle), Dr Jekyll et Mr Hyde (de Robert Louis Stevenson), le capitaine Nemo (personnage central de Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne) et l’homme invisible (je n’ai pas vérifié, mais je suppose qu’il s’agit du même que dans le roman de Wells) . Le deuxième volume reprend d’ailleurs fortement l’histoire de la Guerre des Mondes du même H. G. Wells. Un film a été fait sur la série, mais apparemment la qualité est loin de celles des BD. Ne l’ayant pas vu, je ne peux ni confirmer ni infirmer.

J’ai repris la rédaction du roman commencé au mois de novembre. Le rythme d’écriture n’a évidemment rien à voir avec celui maintenu pendant le NaNoWriMo, mais ça avance. J’écris deux pages manuscrites (je n’aime pas le clavier de mon portable de travail) par jour, quatre durant les jours de fin de semaine. (Ce qui me rappelle que je n’ai toujours pas fait mes pages du jour). J’ai l’impression que l’intrigue piétine, mais je crois qu’avec un bon travail de correction, je devrais pouvoir redresser la situation. Je ne peux cependant pas donner d’estimation sur la date de fin. On verra bien comment les choses avancent dans les prochaines semaines! Une chose que j’ai hâte de voir : mon cahier de deux cents pages couvert de pattes de mouche! Je compte prendre une pause au mois d’avril pour travailler sur un autre projet d’écriture.

Sur ce, au boulot!

Livres lus pendant les vacances :

  • Eagle Strike (quatrième volume de la série Alex Rider du britannique Anthony Horrowitz, une sorte de James Bond pour adolescents, très divertissant et facile à lire, excellent pour se reposer l’esprit)
  • V for Vendetta (roman graphique dont le scénario est signé Alan Moore, assez proche du film portant le même titre et, comme c’est Alan Moore, c’est du bon)
  • Reine de Mémoire 5 : La Maison d’Équité (roman d’Élisabeth Vonarburg, pas facile à lire, mais excellent. Elle dresse, dans les cinq volumes de la série, un monde complexe, développé à l’extrême, mais fascinant)
  • The Dark Tower II : The Drawing of the Three (deuxième volume de La Tour Sombre, série signé Stephen King, qui s’éloigne de son terrain de jeu habituel pour nous offrir une saga de Fantasy en sept volumes)
  • Anansi Boys (roman de Neil Gaiman, vaguement humoristique, pas mauvais non plus. Si vous lisez l’anglais et aimez la bonne BD, je vous conseille sa série The Sandman. Souvent traumatisante, mais ô! combien fascinante!)

(À force de passer trop de temps aux États-Unis, je commence à me rendre compte que je lis beaucoup plus en anglais qu’en français ces temps-ci.)